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La discrimination au travail : un mal à éradiquer

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La discrimination au travail est le fait de traiter défavorablement un salarié par rapport aux autres, compromettant ainsi le droit à l’égalité. L’auteur peut être l’employeur, un ou plusieurs collègues de travail. 

Selon une enquête annuelle menée par l’OIT et publiée en décembre 2020, environ 4 salariés sur 10 seraient victimes d’un acte discriminatoire sur leur lieu de travail. Mais comment cela se manifeste-t-il ? Voici quelques exemples de discrimination au travail.

 

La discrimination directe

 

Cette forme discriminatoire est fondée sur le fait qu’une personne (un salarié ou un stagiaire) soit traitée par rapport à son origine, son apparence physique, son sexe, son handicap, sa conviction religieuse, etc. Un acte discriminatoire qualifié direct est le plus souvent volontaire.

 

Un exemple fréquent de discrimination directe au travail : une personne est recalée à l’entretien d’embauche à cause de son origine africaine. 

 

Il s’agit d’une discrimination raciale, alors que toute personne qui postule et travaille dans une société doitêtre traitée de manière égale.

 

Dans certains cas, certains employés sont victimes de discrimination religieuse, car ils sont mis à part en raison de leurs pratiques et croyances.

 

La discrimination indirecte

 

La présence d’une règle ou d’une mesure correcte en apparence qui défavorise un ou plusieurs individus par rapport à l’ensemble des salariés, constitue une discrimination indirecte sur le lieu travail. 

 

Toutefois, cet acte est plus difficile à détecter, et dans la plupart des cas, il n’est pas intentionnel. Cette pratique n’est pas pour autant justifiée et crée un déséquilibre ou un désavantage pour certains employés.

 

Même si les mesures ont été conçues avec neutralité, si elles présentent un effet préjudiciable sur un certain nombre de travailleurs, cela crée une inégalité.

 

Par exemple, dans une entreprise, les hommes peuvent encore travailler après 60 ans, alors que l’âge limite pour les femmes est de 60 ans.

 

Une approche individualisée doit être établie pour favoriser chaque employé. La flexibilité joue donc un rôle très important dans l’équilibre d’une entreprise et le bien-être du personnel.

 

Le harcèlement

 

Tout acte portant atteinte à la dignité humaine est considéré comme une discrimination. En d’autres termes, le harcèlement est classé comme une discrimination. 

 

Cet agissement malveillant consiste à faire constamment pression sur une personne, en l’attaquant incessamment, en la critiquant de manière gratuite et causant un mal-être ou une source de stress.

 

Le harcèlement peut se présenter sous plusieurs formes, mais le harcèlement moral est le plus fréquent au sein d’une entreprise. 

 

Le harcèlement sexuel ou la discrimination sexuelle est également un réel problème depuis des lustres, mais les femmes osent aujourd’hui dénoncer leurs harceleurs ou agresseurs, créant notamment le mouvement #MeToo.

 

La discrimination systémique

 

La discrimination systémique se manifeste par une inégalité de traitement des salariés dont les employeurs ont connaissance. Les personnes ayant un handicap sont souvent victimes d’un tel acte discriminatoire.

 

Selon une étude de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, une personne ayant un nom de famille comme Ben-Saïd ou Traoré a 60 % moins de chance d’être rappelée pour un entretien, même si elle a les mêmes qualifications qu’une personne ayant un nom de famille tel que Bélanger ou Morin.

 

Les sanctions face aux discriminations au travail

 

La discrimination est considérée comme un délit passible d’emprisonnement allant jusqu’à 5 ans. L’auteur aura d’abord un avertissement, puis doit réparer le préjudice subi en s’acquittant d’une amende ou de dommages et intérêts.

 

Si l’intégration de la personne dans la société est impossible, le juge peut octroyer une indemnité, à la charge de l’employeur, qui dépendra du dégât.

 

Les voies de recours

 

Il existe plusieurs voies de recours pour tous les types de discrimination :

  •         Alerter les représentants du personnel. Dans certaines sociétés, il existe des activités syndicales  ayant pour but de s’occuper de ces cas.
  •         Alerter l’inspection du travail. Cela fait partie de  leur domaine de compétence de protéger les salariés afin qu’ils puissent jouir de leur droit.
  •         Engager une procédure de médiation, en présence de l’auteur de l’acte. Les deux parties choisissent elles-mêmes leur médiateur. Le rôle de ce dernier est de trouver un terrain d’entente entre les deux parties, essayer de comprendre et résoudre le problème en prenant en compte les dires de chacune des parties. En cas d’échec, c’est ledit médiateur qui portera l’affaire devant la justice.
  •         Saisir un défenseur de Droit de l’Homme, en l’occurrence les Organisations Non Gouvernementales (ONG), les associations, etc.
  •         Il est possible de saisir le conseil de prud'hommes, une juridiction élective et paritaire, qui reçoit les plaintes concernant les différentes sortes de discriminations. Il a pour mission de régler les conflits entre les employeurs et les employés liés au contrat de travail. Il peut être saisi en envoyant une demande par voie postale.

 

Toute personne qui s’estime être victime d’un acte discriminatoire peut déposer une plainte au commissariat de police, à la gendarmerie ou au tribunal en apportant une preuve bien fondée, notamment des preuves matérielles et des témoignages.

 

Plusieurs personnes ne se rendent même pas compte qu’elles font des agissements discriminatoires. La discrimination a souvent un aspect neutre. L’objectif est de stopper ou d’éradiquer le système discriminatoire et de punir l’auteur de l’acte par la réparation du préjudice subi.

 

Le « testing »

 

Le « testing » ou appelé « test de situation » est un test de discrimination, emprunté à la Grande-Bretagne. Il s’agit d’un moyen d’investigation consistant à assurer le respect du principe de la non-discrimination, ainsi qu’à analyser les éventuels comportements discriminatoires.

 

Le test de discrimination peut être fait par un Huissier de Justice. Ce dernier exécutera un constat auprès de l’entreprise afin d’identifier le type de discrimination existante.

 

Conclusion

Toutes les formes de discrimination au travail ont un impact négatif sur l’entreprise et sur l’individu discriminé. Le bon fonctionnement de la société dépend surtout des salariés, de leur comportement, de leur bien-être et de leur motivation. 

Il est donc indispensable d’accepter les cultures diversifiées et inclusives présentes dans une entreprise afin d’assurer la croissance et le développement.

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